lundi 1 juin 2009
mardi 26 mai 2009
mardi 27 janvier 2009
La réforme parlementaire, j'ai failli y croire !
Faisons court mais utile, il se passe en ce moment une chose grave à l'Assemblée Nationale. Il s'agit bien entendu du fameux débat sur la réforme du travail parlementaire, qui porte donc sur la limitation de la durée globale des débats (pour l'instant illimitée).
Figurez-vous que j'ai cru, comme beaucoup, que les arguments de la majorité étaient assez valables. Jusqu'à ce que j'étudie le sujet en profondeur... décidément c'est une habitude avec notre cher Président !
Voici deux vidéos, déposées par la groupe parlementaire SRC (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche), qui en disent déjà long sur l'état des lieux...
Une certaine partie de la Droite a pour habitude de critiquer la Gauche (en passant tout le monde dans le même panier) en la décrivant comme folklorique, démagogique ou même clownesque.
Comme sur la fameuse vidéo caricaturant l'obstruction, sortant des phrases de leur contexte, n'expliquant qu'une partie de la réalité sur les critiques des différents Présidents de l'Assemblée Nationale. Je n'ai jamais vu plus démagogique : Obstruction parlementaire : Quand le parlement s’éveillera.
Et bien je crois moi, qu'il y a des hommes politiques, de tous bords, qui sont responsables, respectables et à la hauteur de leur fonction. Or, ce ne sont pas toujours ceux qu'on met en avant, peut-être qu'une certaine partie de la Majorité est aveugle... ou plutôt sourde...
Je finirai par un mot partisan, parce qu'il y un certain homme qui avait prévu cette crise politique, en dénonçant un Gouvernement qui divisait, alors que son rôle est de rassembler. Et ce dès le Forum des Démocrates, et tenez-vous bien : il s'appelle François Bayrou.
Et pour ma part, je m'étais permis de prévenir du danger que représentait la non séparation évidente entre les députés de la majorité et le Gouvernement (cf. UMP, Union pour un Mouvement Prisonnier ?).
lundi 15 décembre 2008
Débat des Jeunes Européens avec Anne Laperouze
Vendredi soir, j'ai fait un saut à Bordeaux pour participer à un événement auquel m'avait invité Nicolas Jean (Président des Jeunes Européens France). Il s'agissait d'un café européen organisé par les Jeunes Européen de Bordeaux. Et l'intervenante de ce café était Anne Laperrouze (Députée européenne Modem). Je salue de nouveau ici son investissement car c'était le troisième « événement » de sa journée. A signaler aussi, la présence de Véronique Fayet (Adjointe à Bordeaux, Vice-présidente de la CUB et Conseillère régionale d'Aquitaine, au Modem). C'est une élue de grande valeur et faire sa connaissance fut un grand plaisir, elle a d'ailleurs été aussi active que nous durant les débats.
Je n'ai pas eu le temps de prendre des notes, trop absorbé par le débat. Je vais donc me contenter de citer de mémoire les points qui ont retenus mon attention.
Il n'y avait pas de thème particulier pour ce café, les questions était donc très libres.
Trois thèmes ont beaucoup intéressé :
le paquet énergie-climat,
l'intégration ou non de la Turquie au sein de l'UE,
le rôle des « lobby ».
Le paquet énergie-climat
Nicolas Jean a questionné Anne Laperrouze sur sa position concernant l'événement du jour, à savoir l'accord trouvé entre les 27 états-membres de l'UE sur le paquet énergie-climat. Je rappelle que ce plan fixe 3 objectifs : réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 1990), amener à 20% la part d'énergie renouvelable dans la consommation finale et réaliser 20% d'économies d'énergie. La nouvelle venant de tomber dans la journée, elle l'apprenait en même temps que nous et a donc répondue sur la base de ce qu'elle imaginait de cet accord.
Elle a donné un avis très positif sur cette avancée importante de l'UE et en a profité pour appuyer sur le fait que l'UE, à travers cet accord, a montré sa capacité à être efficace sur des sujets décisifs. Contredisant ainsi l'image habituelle d'une Europe lente et pesant sur des états-membres incapables de s'entendre. Elle a cependant modéré un peu ce plan en expliquant que l'accord aurait peut-être été un peu plus « juste » s'il était équitable en fonction des efforts qui peuvent être fournis par chaque état. En clair, les états qui en ont les moyens devrait faire plus que les « 3 fois 20 » et les états les plus faibles devraient obtenir quelques concessions.
L'actualité répond en partie à cette modération puisque Nicolas Sarkozy a accordé des concessions aux pays de l'Est pour faire aboutir l'accord. Cependant aucun effort supplémentaire n'a été décidé pour les états les plus « avantagés ».
L'intégration ou non de la Turquie au sein de l'UE
C'est sûrement le sujet qui a généré le plus de réactions. Brièvement, Anne ne s'est pas avancée sur une position particulière, la politique internationale n'étant pas sa spécialité. Elle a eu l'occasion d'aller à Istambul et de se rendre compte qu'une partie de la Turquie peut en effet être considérée comme européenne mais aussi que les turques ne sont pas aussi « malheureux » qu'on le pense dans leur situation actuelle. Il faut donc faire attention à notre vision franco-européenne de la Turquie.
Deux constats importants ont tout de même été retenus.
Le premier constat est que nous avons laissé espérer à la Turquie une entrée au sein de l'Union Européenne durant de nombreuses années. C'est d'ailleurs ce qui a accéléré son développement en ce sens, que ce soit en terme de droits de l'homme, de démocratie ou même de laïcité. Un tel travail, ce n'est pas rien pour une aussi grande nation. Expliquer à la Turquie que finalement, malgré tous ses efforts, elle n'est plus la bienvenue, c'est un sacré coup porté à la confiance que l'on est en droit d'attendre de l'Union Européenne. Sans parler du manque de respect que cela représente envers le peuple turque.
Le second constat est que la Turquie est un état de 71 millions d'habitants, l'intégrer signifierait donc qu'elle déséquilibrerait le Parlement Européen. C'est d'ailleurs ce qui inquiète les états les plus peu peuplés d'Europe.
Le rôle des « lobby »
Je rappelle avant tout ce qu'est un lobby. Lobby veut dire entre autre « couloir » en anglais, les lobby sont des groupements d'intérêts parfaitement officiels qui défendent causes, catégories socio-professionnelles, entreprises, salariés, consommateurs ou encore zones géographique au sein des institutions européennes. Ces lobby interviennent durant la préparation des projets de loi en y participant de manière assez active : de la simple consultation.
Anne Lapperouze d'ailleurs a fait un remarque sur les disparités qui existent en terme d'activité de ces lobby. Elle a cité l'exemple de la Bretagne qui est très présente au Parlement alors que la région Midi-Pyrénées ne possède elle que deux personnes pour défendre ses intérêts.
L'image que l'on ses fait des lobby est généralement celle de personnes envoyées par les grands groupes et arrosant financièrement les députés européens, Anne Lapperouze nous a clairement expliqué qu'il serait tout de même difficile de « payer » tous les députés européens puisque chacun ne pèse qu'une seule voix sur 742. Par contre, elle a elle-même voyagé deux fois, invitée par ces lobbys, dont une fois pour visiter une installation pétrolière en Russie.
Les députés européens sont donc bien entendu influencés par les lobbys les plus actifs et ne peuvent pas « tout » voir, mais il y a toujours des lobbys défendant des intérêts différents, ce qui permet d'établir un certain équilibre dans les projets européens. Vous aurez bien compris qu'il s'agit là de sa seule expérience et qu'elle ne peut donc parler qu'à ce nom, donc il n'y a ici aucune preuve des bons ou mauvais agissements de certains lobby.
Site des Jeunes Européens : http://www.jeunes-europeens.org
lundi 1 décembre 2008
L'avenir du PS et du Modem d'après Georges Frêche
Je relaie un note que je pique honteusement du blog de Claudio Pirrone (tu me pardonneras, j'en suis sûr !) à propos d'une interview faite sur le pouce par John Paul Lepers.
J'ai toujours énormément apprécié, et j'apprécie toujours, Georges Frêche pour son oeuvre politique à Montpellier. Car c'est un véritable ouvrage qu'il a réalisé en tant que Maire de Montpellier, fruit de 27 année d'une politique audacieuse au service (et c'est peu dire !) de sa ville. En effet, Une commune qui passe du 25ème au 8ème rang national en terme de démographie, c'est signe d'un effort d'attractivité notable.
D'ailleurs, nous nous étions inspirés de sa politique municipale pour écrire le projet économique et culturel lors des Elections Municipales 2008 pour la ville d'Agen.
Cependant, comme beaucoup, je ne porte pas caution à son "dérapage" tristement célèbre au sujet des harchis. Lorsque l'on relit ses propos exacts (à lire ici), on se rend bien compte qu'il ne s'adressait pas à tous les harchis, il a de plus été jugé non coupable. Mais lorsque l'on est élu, le choix des mots que l'on utilise est primordial et la limite entre franchise et manque de respect, très fragile.
Cela n'empêche qu'il reste un grand élu et que la direction du PS l'a rejeté d'une manière qui m'a choqué au regard des nombreux services rendus. Son analyse en tant qu'Homme de Gauche a beaucoup de valeur et mérite attention.
Source : LaTeleLibre.fr
jeudi 27 novembre 2008
Le Modem expliqué en 5 minutes !
On me demande souvent ce qu'est le Mouvement Démocrate, ce qu'il propose et ce qu'il a de différents des autres partis. Pour une fois, nous avons une vidéo simple et parfaitement claire pour expliquer tout cela en 5 minutes chrono !
vendredi 17 octobre 2008
La crise financière : causes et responsables
Vous trouverez sur Internet pas mal d’analyses plus ou moins complètes et complexes de la crise financière actuelle. Je ne prétends pas faire mieux que ce que j’ai pu lire mais, n’en ayant trouvé aucun qui répondait à la fois aux 6 questions qui me sont le plus souvent posées, je trouve utile d’en proposer une expliquée le plus simplement possible. Commençons donc par répondre aux deux premières de ces questions : quelles sont les causes de cette crise financière et qui en est responsable ?Quelles sont les causes de cette crise ?
La principale cause sur laquelle sont d’accord une majorité de spécialistes est la dérèglementation du marché financier américain. En clair, le manque de règles a amené un ensemble d’acteurs financiers à aller au-delà de certaines limites.
C’est en fait la crise des « subprimes » qui est à l’origine de l’effondrement d’un certains nombre d’acteurs financiers à l’heure actuelle. Un « subprime » n’est pas pas un terme négatif contrairement aux idées reçues, cela désigne simplement un crédit à risque. C’est-à-dire un crédit accordé à un emprunteur ne fournissant pas de garanties suffisantes pour bénéficier du taux d’intérêt le plus avantageux.
Nous allons faire un petit retour en arrière. Les Etats-Unis ont une économie essentiellement fondée sur l’endettement des ménages et particulièrement sur l’endettement immobilier. Or les activités de prêts immobiliers n’y sont pas règlementés par leur banque centrale (FED), j’insiste sur le fait que cela ne concerne que les prêts immobiliers.
En pratique, n’importe qui peut y devenir courtier en crédits immobiliers et donc prêter de l’argent à ce titre. Ces courtiers pouvaient, sans aucune garantie sérieuse, aller présenter les demandes de prêt de leurs clients à une banque spécialisée dans le crédit immobilier. Ces banques pouvaient cependant demander des garanties à une des deux caisses de garanties que sont Fannie Mae et Freddie Mac.
Ces agences étaient à l’origine publiques, elles sont devenues privées par la suite mais elles ont conservé une mission de service publique. D’ailleurs, la dette émise par ces agences (actuellement 5 300 milliards de dollars), est considérée comme aussi sûre qu’un emprunt d’état. Pour ceux qui aiment faire des recherches, ce sont des GSE (Government Sponsored Enterprises), système particulier aux Etats-Unis.
Le problème est que la « validation » des demandes de prêts hypothécaires par ces deux agences n’étaient pas obligatoire. Du coup, plus de 50% des prêts accordés n’étaient basé sur aucune garantie. A cela, il faut ajouter que les prêts hypothécaires validés par Fannie et Freddie étaient en une partie très discutables. Jacques Sapir va même jusqu’à citer dans Arrêt Sur Image que l’apport initial concernant les subprimes étaient de 0.8 % de la valeur de l’achat !
Et c’est là que commence le point de non-retour. Les banques spécialisée dans les prêts immobiliers se retrouvent avec une masse colossale de prêts, car bien entendu tout le monde emprunte avec de telle non-conditions. Une masse tellement colossales qu’elles sont dénuées de sens comparée aux fonds propres que possèdent ces banques. Il n’y a donc qu’une solution pour ces banques : les titriser, c’est-à-dire rassembler toutes ces dettes et les diffuser sur le marché boursier. En clair, cela permet de vendre ses dettes à des actionnaires . Or ces actionnaires peuvent être règlementé et c’est là que la contagion s’est faite.
Mais vous me direz : « Comment est-ce possible ? Personne n’en voudrait... ». Et bien justement, aussi hallucinant que cela puisse paraître, cela passe par des acteurs qui eux non plus ne sont pas règlementés. Il s’agit des fameuses banques d’affaire (Investment Banks), les géants de Wall Street que sont Lehman Brother, Merrill Lynch ou encore Bear Stearns, pour ne citer qu’elles. Et pour finir le tableau, il a fallu transformer ces titres « pourris » en des titres en or pour les vendre facilement, c’est là que la bonne grâce des agences de notation est intervenue en notant la majorité de ces titres de la meilleure note qui soit, le fameux triple A (la même note que l’état français !).
Vous connaissez la suite, avec son lot de re-nationalisations, de rachats et de faillites.
Qui en est responsable ?
On est en droit de se demander « Mais qui va payer pour tout cela ? ». Le premier à payer et toujours le même, et même le pays de l’American Dream n’en réchappe pas, c’est le contribuable.
La culpabilité est multiple et le poids des « fautifs » est lourd...
- Les prêteurs immobiliers qui pour certains ont bâtis de véritables fortunes sur un château de carte, je ne peux m’empêcher de citer l’exemple d’Angelo Mozilo (7ème patron le mieux payé des Etats-Unis en 2006 : plus de 140 millions de dollars). D’autres, comme Richard Fuld (PDG de Lehman Brothers), se sont diversifiés sur le marché juteux des prêts hypotécaires, et à continué d’accorder des prêts aveuglément à l’heure où le marché immobilier s’effondrait.
- Les agences de notations qui ont pêché par un manque de compétence notoire, en notant des produits financiers complexes dont elles n’avaient pas les outils suffisants pour les évaluer correctement.
- La SEC (Securities and Exchange Commission), avec à sa tête Christopher Cox, gendarme de la bourse américaine, qui aurait dû renforcer les contrôles a fait tout le contraire en assouplissant de manière importante les règlementation des marchés.
- Les gouvernements qui ont suivi aveuglément le modèle américain, car il s’agit bien d’un problème de modèle de capitalisme et non du capitalisme lui-même (du moins sur cette crise). Avec à la tête les Etats-Unis, la Suisse, l’Espagne ou la Grande-Bretagne ont suivi ce modèle sans rechigner.
J’ajouterai un fautif qui nous concerne nationalement. Il s’agit de Dexia, avec à sa tête Axel Miller, qui a fait le choix plus que discutable de se diversifier dans la finance à haut risque via sa filiale FSA : un hedge fund (fond d’investissement à haut risque), se basant sur son métier originel qu’est le financement d’équipement collectifs, une activité très sécurisée sur le marché du prêt.
Un note Lot-et-Garonnaise qui fait le lien avec l’actualité de Villeneuve-sur-Lot parue dans La Dépêche du jour : « Villeneuve ne souffrira pas des difficultés de Dexia ».
Il y aura tout de même une petite justice dans cette crise. Angelo Mozilo a été mis en procès par l’Etat de l’Illinois et a dû renoncer à son parachute doré. Axel Miller a aussi renoncé à son parachute doré, plus ou moins sous la pression du Gouvernement.

